Quand j'ai commencé comme DSP manager, je regardais tout. Chaque chiffre, chaque colonne du scorecard, chaque alerte Netradyne. Je passais mon lundi matin entier dans Excel à essayer de tout comprendre.
Le résultat : j'étais noyé dans les données et je ne savais pas par où commencer.
Aujourd'hui, je regarde trois chiffres. Trois. Et ces trois chiffres me disent exactement si ma semaine va être calme ou si je dois agir immédiatement.
Métrique 1 : le DWC global
C'est le score composite qui résume la santé de votre station. Un seul chiffre, un seul regard.
Au-dessus de 92% : tout va bien. Vous êtes en Fantastic, vos routes sont sécurisées. Continuez ce que vous faites.
Entre 88% et 92% : zone d'alerte. Vous êtes encore en Great ou en Fantastic, mais un mauvais week-end peut vous faire basculer. Identifiez immédiatement quelle sous-métrique baisse et agissez dans la semaine.
En dessous de 88% : urgence. Vous êtes en Fair ou en route vers Poor. Chaque jour compte. Identifiez les livreurs responsables, faites du coaching individuel cette semaine, et ne lâchez pas le suivi quotidien tant que vous n'êtes pas remonté.
Le DWC est votre thermomètre. Si vous ne regardez qu'un seul chiffre, regardez celui-là.
Métrique 2 : le bottom 10 livreurs
Le score global cache les individus. Et dans un DSP de 50, 80, ou 100+ livreurs, ce sont presque toujours les mêmes 5-10 personnes qui plombent l'ensemble.
Chaque lundi, je trie mes livreurs par performance individuelle et je regarde les 10 du bas. Je vérifie trois choses pour chacun : est-ce que c'est nouveau dans le bottom 10 (accident ponctuel) ou est-ce que c'est récurrent (pattern) ? Quelle métrique spécifique est mauvaise (sécurité, DCR, DNR) ? Est-ce que j'ai déjà coaché cette personne la semaine précédente ?
Un livreur qui apparaît dans le bottom 10 une semaine, c'est normal. Deux semaines d'affilée, c'est un coaching. Trois semaines, c'est un plan d'action formel.
Ce classement individuel est la chose la plus actionnable que vous pouvez regarder. Parce qu'il vous dit exactement qui appeler ce matin.
Métrique 3 : la tendance sur 4 semaines
Les chiffres de la semaine dernière ne suffisent pas. Un DWC de 93% cette semaine ne signifie pas la même chose s'il était à 95% il y a un mois (tendance baissière) ou s'il était à 89% il y a un mois (tendance haussière).
Je regarde systématiquement la courbe sur 4 semaines pour le DWC global et pour les métriques qui pèsent le plus — le DCR, le score de sécurité, et le DNR rate.
Si la tendance est stable ou en hausse, je maintiens le cap. Si elle baisse depuis 2-3 semaines, je cherche la cause avant que ça devienne un problème visible dans mon tier.
C'est la différence entre réagir (quand le score a déjà chuté) et anticiper (quand la tendance montre qu'il va chuter).
Ce que je ne regarde PAS le lundi
Je ne regarde pas les dizaines de sous-métriques détaillées. Pas le lundi. Le lundi, c'est le diagnostic rapide — 15 minutes maximum pour savoir si je dois agir ou non.
Le détail, je le regarde quand j'ai identifié un problème. Si mon DWC baisse, alors je creuse dans les sous-métriques pour comprendre pourquoi. Si mon bottom 10 a changé, alors je regarde les rapports individuels pour comprendre ce qui s'est passé.
Le piège, c'est de commencer par le détail. Vous passez 2 heures dans les chiffres et vous ne savez toujours pas ce que vous devez faire en premier.
Le lundi matin en 15 minutes
Mon ritual :
- Ouvrir DSPilot. Regarder le DWC. Vert ? Bien. Orange ou rouge ? Creuser.
- Ouvrir le classement livreurs. Identifier le bottom 10. Préparer 3-5 coachings pour la semaine.
- Regarder la tendance 4 semaines. Si ça baisse, chercher la cause. Si c'est stable ou en hausse, passer à autre chose.
15 minutes, trois décisions claires, et je sais exactement quoi faire cette semaine.
Avant DSPilot, ce même process me prenait une matinée entière dans Excel. Le temps que je finissais, il était midi et je n'avais toujours pas commencé les coachings.
Vos 3 métriques clés en un coup d'oeil, chaque lundi. Découvrir DSPilot →