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Comment j'ai remonté mon tier Fantastic en 6 semaines

Ousmane4 avril 20265 min

Il y a quelques mois, j'avais perdu mon tier Fantastic. Mon DWC avait décroché et Amazon commençait à réduire mes routes.

Moins de routes, c'est moins de revenus. Et quand vos revenus baissent, vous ne pouvez plus vous permettre de former vos livreurs correctement — ce qui fait baisser encore plus le DWC. C'est un cercle vicieux.

Je gère 113 livreurs à ma station. Voici exactement ce que j'ai fait pour remonter en 6 semaines.

Semaine 1 : identifier les vrais problèmes

La première erreur que font la plupart des DSP managers, c'est de réagir au score global sans comprendre ce qui le tire vers le bas. Le DWC est un score composite — il agrège la sécurité de conduite, la qualité de livraison, l'expérience client, et la conformité.

J'ai pris mon scorecard et j'ai isolé chaque métrique. Le résultat : ma sécurité de conduite était correcte, mon DCR aussi. Le problème venait d'un endroit précis — mon taux de DNR (Delivered Not Received) était anormalement élevé, et mes concessions avaient augmenté.

Sans cette décomposition, j'aurais dispersé mes efforts sur tout. En identifiant le vrai problème, j'ai pu concentrer 100% de mon énergie dessus.

Semaine 2 : le coaching ciblé

Sur 113 livreurs, 8 étaient responsables de 70% de mes DNR. Huit personnes.

C'est presque toujours comme ça. Le principe de Pareto s'applique parfaitement aux métriques DSP : une poignée de livreurs tire l'ensemble de vos scores vers le bas.

Pour chacun de ces 8 livreurs, j'ai fait un coaching individuel de 15 minutes. Pas une réunion d'équipe où personne ne se sent concerné. Un face-à-face avec les données devant nous. "Regarde, sur les 4 dernières semaines, tu as 6 DNR. Voici les adresses. Qu'est-ce qui s'est passé ?"

À chaque fois, la réponse était la même : des photos de livraison mal prises, des colis laissés dans des endroits peu visibles, ou un manque de communication avec le client quand personne ne répondait.

La solution : un rappel concret des bonnes pratiques photo (angle large, numéro de porte visible, colis au centre du cadre) et une règle simple — si personne ne répond, appeler le client systématiquement avant de laisser le colis.

Semaine 3 : les concessions et la conformité

En parallèle des DNR, mes concessions (colis retournés, échecs de livraison) pesaient sur mon score. Le problème : certains livreurs marquaient trop vite un colis comme "non livrable" au lieu de faire l'effort supplémentaire — rappeler le client, chercher un voisin, tenter un autre accès.

J'ai partagé les données avec les livreurs concernés. Pas pour les blâmer, mais pour leur montrer l'impact concret : chaque concession évitable coûte des points de DCR, et chaque point de DCR perdu rapproche la station d'un déclassement de tier.

La consigne concrète : avant de marquer une concession, faire systématiquement un appel au client et un tour du bâtiment. Deux actions simples qui ont fait baisser mes concessions de moitié en deux semaines.

Semaines 4-5 : le suivi quotidien

C'est là que ça a vraiment basculé. Au lieu de regarder mes chiffres une fois par semaine (le mercredi quand le scorecard sort), j'ai commencé à suivre mes métriques clés tous les jours.

Chaque matin, je regardais le nombre de DNR de la veille, les alertes sécurité Netradyne, et le taux de complétion. Si un livreur avait un DNR, je le contactais dans la journée — pas dans une semaine.

Ce suivi quotidien a eu un effet psychologique énorme sur l'équipe. Quand les livreurs savent que vous regardez les chiffres chaque jour, ils font plus attention. Ce n'est pas de la surveillance — c'est du coaching actif.

Semaine 6 : les résultats

Tier Fantastic retrouvé.

Les DNR ont baissé significativement. Les concessions aussi. Et le DCR a même augmenté en bonus — les livreurs qui font attention à la qualité de leurs livraisons améliorent naturellement plusieurs métriques en même temps.

Ce que j'ai appris

Trois leçons que je retiens :

Le score global est trompeur — décomposez toujours. Un DWC de 87% peut avoir des causes très différentes d'un DSP à l'autre. Sans décomposition, vous devinez. Avec, vous agissez.

Le coaching individuel bat les réunions d'équipe. Un face-à-face de 15 minutes avec les données a plus d'impact qu'une réunion de groupe d'une heure. Le livreur ne peut pas se cacher derrière le collectif.

La réactivité compte plus que la perfection. Réagir dans la journée à un problème vaut mieux que de faire un plan parfait la semaine suivante. Dans le monde DSP, chaque jour compte dans le score hebdomadaire.

Le process, pas l'effort

Le plus gros changement n'a pas été de travailler plus dur. C'est d'avoir un process systématique : identifier les problèmes → cibler les livreurs concernés → coacher individuellement → suivre quotidiennement → mesurer les résultats.

C'est ce process que j'ai automatisé dans DSPilot. L'outil identifie automatiquement les livreurs en difficulté, génère des recommandations de coaching personnalisées, et envoie les rapports par WhatsApp. Ce qui me prenait 5 heures par semaine prend maintenant 30 minutes.


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